HISTOIRE DES DINOSAURES



                               


La naissance des dinosaures:

     Après la description en 1824 par le Révérend William Buckland des restes d’un reptile carnivore trouvé à Stonesfield près d’Oxford et baptisé Megalosaurus. après la publication en 1825, puis en 1833 par Gidéon Mantell, médecin dans le Sussex, de la description de deux étranges reptiles, l’un aux dents évoquant celles d’un iguane, nommé Iguanodon, l’autre pourvu de plaques et d’épines appelé Hylaeosaurus, Richard Owen eut le génie de comprendre qu’existaient dans le passé des reptiles tout à fait différents des reptiles actuels. Ces reptiles, surpassant en taille tous les reptiles connus jusqu’alors et marchant sur leurs membres dressés comme le font les mammifères. Le 30 juillet 1841, le paléontologue Richard Owen donnait lecture, devant l’Association britannique pour l’avancement des sciences réunie à Plymouth, de la deuxième partie de son travail sur les reptiles fossiles de Grande-Bretagne et créait le mot dinosaure (du grec deinos terrible, et sauros saurien). Le nom de dinosaure veut dire lézard géant. Ce mot aujourd’hui célèbre et parfois utilisé avec une connotation péjorative en littérature et même... en politique.

     Depuis 1841, de très nombreuses découvertes ont eu lieu sur tous les continents. De grandes expéditions et chantiers de fouilles permanents ont permis de rassembler une documentation très variée comprenant squelettes complets, pontes et œufs, empreintes de peau, traces de pattes. Ces étranges reptiles, témoins de mondes aujourd’hui disparus, fascinent le grand public comme le monde scientifique, et tout autant écrivains, dessinateurs et cinéastes. Alors qu’aux tout débuts de la paléontologie, les dinosaures furent reconstitués de manière assez simpliste et décrits sommairement comme des animaux nécessairement méchants et stupides, mal adaptés à leur environnement et donc voués à l’extinction, ils sont considérés aujourd’hui comme des reptiles dont la longévité au cours des temps géologiques, la diversité des adaptations ou la vaste distribution géographique ne le cède en rien aux autres groupes de vertébrés, mammifères compris.                                      

     La vie à commencée dans l'eau : les océans et les mers. Mais ce que tout le monde ne sait pas, c'est comment elle est arrivée sur terre. En fait, les animaux vivaient dans l'eau, mais il arrivait quelques fois que, lors des tempêtes, certains de ces animaux arrivaient sur la terre, à cause de ras de marées, tremblements de terre (etc...), il étaient poussées sur la berge. La plupart de ces animaux mourraient, faute de pouvoir respirer et de pouvoir se nourrir, mais certains, grâce à leurs poumons primitifs, pouvaient respirer l'oxygène et réussissaient à survivrent. Ils ont donc commencé à coloniser la terre, et à s'adapter à la vie terrestre, ils ont évolué. Les dinosaures ont pu coloniser tous les continents sans devoir passer dans l'eau, car, à cette époque, les continents n'étaient pas comme nous les connaissons aujourd'hui, ils n'étaient pas fragmenter, ils étaient tous réunis en un seul et même continent, c'est ce qu'on appelait le "Super-Continent", ou la "Pangée".

 

 

 

 

      

     Les dinosaures étaient des reptiles terrestres dont les pattes se situaient sous leurs corps, comme les mammifères et les oiseaux actuels. Presque tous les reptiles actuels, tels nos lézards, ont leurs pattes sur le côté du corps. Les reptiles marins ou volants d'alors n'étaient pas des dinosaures. Certains thécodontes, reptiles préhistoriques aux pattes partiellement pliées, ont pu évoluer pour devenir les premiers dinosaures. Comme la plupart des reptiles d'aujourd'hui, les femelles dinosaures pondaient des oeufs, dont les coquilles percées de trous minuscules permettaient au embryons de respirer. Au moment de l'éclosion, les petits cassaient le sommet de l'oeuf pour sortir. Chez certaines espèces, les nouveaux-nés n'étant pas encore complètement formés, leurs parents devaient s'occuper d'eux. D'autres bébés dinosaures savaient se débrouiller seuls dès leur naissance. Les dinosaures prennent naissance au début du Trias supérieur, il y a environ deux cent vingt millions d’années, à partir de reptiles archosauriens (dont l’arrière crâne fenêtré est pourvu de deux paires de fosses temporales). Parmi les diverses lignées d’Archosaures, l’un des représentants de la famille des Ornithosuchidés, le genre Lagosuchus du Trias moyen d’Argentine représente aujourd’hui l’ancêtre idéal des lignées menant d’une part aux dinosaures et d’autre part aux reptiles volants. Le genre Lagosuchus, les dinosaures, les ptérosaures, regroupés sous le vocable d’Ornithodira, possèdent en commun la particularité d’avoir une articulation de la cheville divisant le tarse en deux segments, le segment supérieur étant constitué par l’astragale et le calcanéum étroitement accolés.

     Lagosuchus, petit animal élancé quadrupède, aux membres allongés, est connu par une demi-douzaine de squelettes. A la fin du Trias, il y a deux cent dix millions d’années, les dinosaures se diversifient rapidement et peuplent tous les continents y compris l’Antarctique. Les dinosaures comprennent deux ordres bien distincts, celui des Saurischiens (dont le bassin triradié est de type saurien) et les Ornithischiens (dont le bassin tétraradié est de type avien). Les dinosaures forment-ils un groupe monophylétique ? En d’autres termes, les Ornithischiens d’une part et les Saurischiens d’autre part ont-ils une origine commune à partir d’une forme ancestrale unique, semblable à Lagosuchus, ou bien s’enracineraient-ils dans des groupes différents de reptiles Archosauriens?L’analyse des relations de parenté entre les divers groupes de dinosaures a été menée récemment par plusieurs auteurs, en particulier par Gauthier (1986) et Benton (1990), avec une approche cladistique. méthode mise au point par l’entomologiste allemand Willi Hennig. En examinant les caractères spécialisés que partagent entre eux les différents taxons (c’est-à-dire les espèces, les genres, les familles) de dinosaures, il est possible de définir des groupes qui ont un ancêtre commun. Il en résulte que tous les dinosaures ont un ancêtre commun.

 

                    

L’extinction des dinosaures:

     En dépit de leur remarquable longévité, bien que parvenus à une grande diversité et malgré de réelles capacités évolutives (certains dinosaures carnivores ont probablement donné naissance aux oiseaux à la fin du Jurassique), les derniers représentants de ces reptiles disparaissent de notre planète à la fin du Crétacé, il y a 66,4 millions d’années. Cette extinction des dinosaures a donné lieu à une abondante littérature et de multiples hypothèses ont été formulées pour tenter de proposer une explication satisfaisante de cet événement. Il y a vingt ans déjà, le nombre d’hypothèses proposées dépassait le chiffre de quatre-vingts et ces hypothèses peuvent être classées en plusieurs catégories: les unes font appel aux contraintes internes, biologiques, les autres aux contraintes externes, abiotiques, physiques, terrestres ou extraterrestres.

     Les causes biologiques sont de plusieurs ordres:
               — la compétition entre espèces;
               — l’altération du sex ratio;
               — la prédation des œufs par les mammifères;
               — les nourritures empoisonnées, en particulier par les alcaloïdes des plantes;
               — les épidémies, le parasitisme;
               — l’amincissement des coquilles des œufs,

     Les causes physiques sont les suivantes:
               — le réchauffement ou le refroidissement du climat;
               — le changement de pression atmosphérique;
               — la régression marine;
               — le volcanisme;
               — le déplacement de l’axe de la rotation de la Terre;
               — l’inversion du champ magnétique;
               — la surrection des chaînes de montagnes;
               — le changement de la circulation des eaux océaniques chaudes et froides à la suite du mouvement des plaques;
               — l’impact d’astéroïde;
               — le passage de comètes;
               — les radiations cosmiques liées à l’explosion d’une étoile (supernova).

     Un bon nombre de tentatives d’explications de ces extinctions ont le défaut de ne s’appliquer qu’aux dinosaures alors qu’une théorie convenable doit tenir compte, d’une part, de la disparition de tous les taxons, qu’ils soient marins ou terrestres, et d’autre part de la survie au-delà de la limite Crétacé-Tertiaire de nombreux autres groupes: bryozoaires, brachiopodes, bivalves, gastéropodes, nautiles, échinodermes, crustacés, foraminifères benthiques, poissons, lézards, serpents, rhynchocéphales, éosuchiens, tortues, crocodiles, oiseaux, mammifères). L’extinction des dinosaures, des faunes et des flores à la fin du Crétacé constitue incontes­tablement une crise dans l’histoire de la vie; une crise qui n’est pas isolée puisque l’histoire de la Terre est jalonnée par une série de phases d’expansion des espèces, coupée de crises et de diminutions importantes de la biodiversité. À la fin de l’Ordovicien, de même qu’à la fin du Dévonien, 70% des espèces marines disparaissent. La fin du Permien voit la plus grande extinction de tous les temps: 75% des amphibiens et 80% des reptiles disparaissent; à la limite du Trias et du Jurassique, une nouvelle crise fait périr plus de 50% de la faune et les extinctions de la fin du Crétacé qui focalisent l’attention, toutes sévères qu’elles soient, n’atteignent pas l’ampleur de toutes celles qui les précèdent: 15% seulement de la faune disparaît il y a 66,4 millions d’années. Avant de passer en revue quelques-unes des hypothèses récentes qui tentent d’expliquer la crise de la fin du Crétacé, il est bon de rappeler la définition du concept d’extinction en masse. Une  « extinction en masse » concerne des espèces, des genres, des familles; elle se produit durant un intervalle de temps géologiquement assez bref. Dans cet intervalle, le taux d’extinction est sensiblement plus élevé que pour des intervalles identiques antérieurs ou postérieurs à l’intervalle concerné (Archibald, 1989). Le concept d’ « extinction catastrophique »  est souvent confondu avec celui d’extinction en masse. En fait, un événement peut être catastrophique sans entraîner nécessairement d’extinction en masse. À l’inverse, une modalité en masse, qui concerne des individus, des populations, peut se produire sur une échelle locale ou régionale sans avoir de conséquence sur le nombre de taxas existants. Une extinction en masse peut survenir durant des intervalles géologiques brefs sans qu’elle soit accompagnée d’une mortalité en masse. Enfin le terme d’« extinction catastrophique » devrait être réservé aux événements du type: impact d’astéroïde ou éruptions volcaniques. Tous les chercheurs sont d’accord sur le fait que la fin du Crétacé est marquée par une extinction en masse; le débat actuel est centré sur le fait de savoir si cette extinction en masse fut soudaine et catastrophique (avec une durée de quelques millions d’années à cinq cent mille ans selon les auteurs) ou sensiblement plus lente et graduelle (avec une durée de plusieurs millions d’années). Il n’est pas possible d’examiner dans le détail les diverses hypothèses relatives aux causes possibles de l’extinction des faunes et des flores à la fin du Crétacé. Les hypothèses les plus crédibles, du moins celles qui reposent sur des données mesurables et fiables, sont relativement peu nombreuses. Parmi elles, on peut retenir les suivantes :
          - les régressions marines.

         - le refroidissement de la planète.

     La disparition des dinosaures coïncide avec une régression des mers à la fin du Crétacé et cette régression est corrélative de glaciations. L’abaissement de la température, accentuée par une continentalisation des climats due à l’extension des surfaces émergées a entraîné la disparition des animaux sensibles au froid et une réduction drastique des surfaces habitables par les organismes marins. Les paléotempératures obtenues par Frakes (1979) grâce au dosage des isotopes de l’oxygène montrent une diminution progressive, graduelle de la température de l’eau de surface des océans au cours du Crétacé supérieur. 

 

                      



     L’impact d’un astéroïde:

     La présence, à la limite Crétacé-Tertiaire, de niveaux à forte concentration d’un élément, l’iridium, d’origine extra-terrestre, traduit l’impact sur la Terre, il y a soixante-six millions d’années, d’un astéroïde de 4 km de diamètre. La présence de grains de quartz choqués et de spinelles riches en nickel dans les mêmes niveaux confirme l’existence d’une telle collision qui aurait provoqué après un effet de souffle et des tsunamis, des incendies généralisés et à plus long terme un obscurcissement de l’atmosphère, des pluies acides et un effet de serre; tous ces événements ayant des conséquences catastrophiques sur les faunes et les flores.
     Un volcanisme très abondant, notamment en Inde coïncide avec la limite Crétacé-Tertiaire. Des émissions très intenses de laves durant près de cinq cent mille ans auraient lancé dans l’atmosphère des quantités énormes de gaz ainsi que de l’acide sulfurique. L’iridium proviendrait en fait d’éruptions volcaniques, tandis que les quartz et leurs défauts cristallins, décorés de bulles microscopiques, indiqueraient une température de formation plus élevée, elle aussi compatible avec une origine volcanique. Les conséquences de ces éruptions auraient été assez semblables à celles de l’impact d’une météorite: obscurité, ralentissement ou arrêt de la photosynthèse, puis froid intense accompagné d’abondantes pluies acides et extinction catastrophique des faunes et des flores.
    Un certain nombre de paléontologues privilégient des explications faisant appel à des modifications graduelles et progressives du milieu qui s’ajoutent à la compétition entre espèces selon un schéma néo-darwinien classique. On connaît bien un certain nombre de cas ou ces processus s’appliquent parfaitement. Ainsi l’évolution des faunes d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud au cours du Cénozoïque et la disparition de certaines espèces sont conditionnées à la fois par la biogéographie (l’absence ou la présence de relations continentales entre le Nord et le Sud) et la compétition entre espèces. Rien ne s’oppose donc à ce que les mammifères mésozoïques, plus nombreux, plus actifs, nocturnes pour certains et capables de se réfugier dans des terriers et d’hiberner, aient supplanté les dinosaures à la fin du Crétacé lorsque les conditions climatiques seraient devenues défavorables.   Des oscillations nombreuses ont fait varier le climat entre des phases tempérées chaudes et des phases glaciaires rigoureuses. Elles ont suffi à bouleverser les milieux forestiers, à fragmenter en îlots les dernières populations de mastodontes. Lorsque ces îlots disparurent, les mastodontes disparurent avec eux. Un stress écologique intense pendant trois à quatre mille ans suffit donc à expliquer la disparition de cette espèce sans faire appel à une catastrophe. Une distribution insulaire corrélée à la taille réduite de certaines espèces est d’ailleurs évoquée pour les dinosaures du Maastrichtien de l’Europe Centrale, du Sud de la France et de l’Espagne.

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